Villes Architectures et Territoires

Département VAT – École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Malaquais / "Cities Architecture Territories" Department

Madrid, post-it city? – Pauline Carriot

Le concept de « Post-it city, ciutats ocasionales », est né de la collaboration entre l’urbaniste Giovanni la Vaara et l’artiste Marti Peran, à l’occasion du « Post-it city project », qui a eu lieu à Barcelone en 2005. Il désigne en réalité toutes les différentes formes d’occupation temporaire de l’espace public ; mais également des formes urbaines ou d’urbanités flexibles et informelles ; en opposition aux planifications urbaines légales et aux usages prescrits dans les espaces publics homogènes et contrôlés des villes.

Cette notion suppose que les habitants des villes viennent apposer d’autres usages et d’autres formes sur la ville, comme un post-it, en fonction de leurs besoins (sans papiers, sans abris…). Ce terme a donc pour ambition d’identifier et de décrire, les multiples usages qui caractérisent les villes d’aujourd’hui et qui ont lieu en dehors des contraintes d’une planification décidée —subversions, transformations, appropriations, expressions spontanées personnelles ou communautaires en marge, instrusive ou parasite. Ces enquêtes photographiques ou même cartographiques qui identifient ces cas sont accompagnées d’un travail de recherche sur les dynamiques sociales et politiques de chaque ville concernée. Le travail de cartographie révèle un potentiel et une dynamique que les cartes traditionnelles et formelles ne traduisent pas.

Ce projet comprend donc une forte dimension politique puisqu’il met en évidence les pratiques qui vont à l’encontre ou au delà des discours, législations ou planifications urbaines des villes et il sous-tend la question de l’accessibilité à la ville (utiliser l’espace public, résider…). Il comporte aussi une dimension sociale, puisqu’il a pour enjeu majeur de mettre en lumière la diversité et la complexité des contextes socio-urbains contemporains.

C’est donc un travail d’observation et de compréhension de la formation d' »espaces autres » dans la ville, zones de transit pour les candidats à l’intégration urbaine. Les usages développés pendant cette phase s’apparentent à des étapes intermédiaires de mobilité géographique et sociale ; des espaces d’habitat provisoire, mais surtout d’activité de transition (maraîchage, commerce de rue, récupération de matériaux), d’apprentissage de nouvelles pratiques et de formes de sociabilité différentes et de formes d’appropriation momentanées.

Il s’agit donc de s’inscrire dans une problématique plus large du rapport entre état, société et espace dans la formation de la ville et de l’accessibilité à celle-ci : pouvoirs et contre-pouvoirs de la ville à l’heure de la globalisation?

Nous posons cette question, Madrid post-it city? Car nous voulons interroger ce rapport entre état, société et espace dans la formation de la métropole madrilène où nous avons pu vivre un an. Cette interrogation vient de notre expérience de la ville, des observations et des expériences que nous avons pu vivre durant cette année.

En effet, nous avons pu travailler avec l’ONG Arquitectos Sin Fronteras et le collectif Todo Por la Praxis, dans un des quartiers spontanés de la ville (et le plus grand), la Cañada Real Galiana, qui regroupe 40 000 personnes en périphérie de la ville. Mais nous avons également pu vivre les évènements du 15 mai, et le campemant des IndignadosPuerta del Sol. Mais aussi, grâce au suivi de collectifs porteurs de revendications, expérimenter des espaces publics autogérés où s’expriment, se rencontrent les habitants de la capitale espagnole. Nous relions ces évènements et ces espaces dans notre étude pour nous interroger sur la société madrilène et les contre-pouvoirs populaires qui s’expriment dans la ville.

Ce travail rentre dans un questionnement plus général sur la place du citaden-citoyen dans les villes au devenir global aujourd’hui.

 

Madrid post-it city? Contre-pouvoirs de la ville globale                                                                                 DÉRIV(ATIONS) ET RECOMPOSITIONS DU RESEAU URBAIN

Construction officielle de la ville vs réappropriations urbaines à Madrid

Processus et cadre d’étude

INTRODUCTION

MADRID « GLOBALE »/ Mutations et dérive du réseau urbain

  • Déploiement vers le réseau mondial des villes
  • Retour sur la fabrication d’une capitale-métropole, mutations
  • « Urbanalisacion », dix années de business immobilier et d’économie du « ladrillo », dérives du réseau

« LA VIDA DE BARRIO »/ Dérivation et recomposition du réseau

  • Regard sur population madrilène actuelle, interstices du réseau
  • Parcours du centre à la périphérie à la rencontre des paysages et des vécus urbains, dérivation
  • Recomposition urbaine du quotidien, la vie « dehors », la « vida de barrio »

« TOMA LA CALLE »/ Intrusions

  • La Cañada Real Galian, investissement informel du réseau
  • 15-M, Acampada de so, investissement temporaire et symbolique du réseau

CONCLUSION

PRÉSENTATION 12 JANVIER

Bibliographie

Reportages photographiques

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Cette entrée a été publiée le 21 septembre 2012 par dans Articles, R8/R9 - Le Paysage Mondial des Villes, et est taguée , , .
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