Villes Architectures et Territoires

Département VAT – École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Malaquais / "Cities Architecture Territories" Department

In Banlieue We Trust – Louise Claeys – PFE 2013

Enseignant de projet:

Marc ARMENGAUD

Florian JULIEN

Refaire de l’ordinaire, c’est l’ambition de ce projet.

Basic RGB
Ceci est une reconfiguration territoriale, reconfigurer c’est comprendre une situation donnée et la surprendre.
Dans ce cas ci, la situation initiale, le temps 0 est un collage d’objets-type qui sont autant de stratégies hermétiques opérant selon une échelle d’intérêts qui leur est propre. Chaque objet-type est le résultat d’une ambition capitaliste et donc la traduction spatiale d’un intérêt particulier. C’est un jeu de Monopoly à échelle métropolitaine duquel résulte un collage de situations qui sont autant de stratégies étanches aux unes des autres.

Par exemple, l’objet centre commercial dialogue exclusivement avec l’échelle régionale, le pavillonnaire parce que c’est une ville dortoir avec Paris, la friche est un trou qui ne dialogue avec personne.
Des objets dont chacun fait l’usage dans son transect quotidien, j’emprunte la nationale, je vais supermarché, je rentre dans mon pavillon. Des objets qui sont traversés, mais qui ne sont pas pour autant connectés. S’il y a bien des proximités spatiales entre chacun, elles ne sont pas vécues. C’est dans cette discontinuité que réside la distinction urbaniste entre ville-centre et banlieue.
Et c’est au travers d’un site exemplaire périurbain, le territoire de Montgeron qui rassemble ces objets-type et fait acte de discontinuités, que ce projet pose la question du comment faire ville, établir de la continuité avec des objets fondamentalement périurbain.

En fait, cette reconfiguration territoriale, c’est un exercice de re-pondération des ses éléments constituants vers un état de continuités progressives, perceptibles et praticables selon différentes échelles, et ce, en modifiant la tonalité de l’urbain périphérique en requestionnant la mécanique de production du périurbain, la logique capitaliste au niveau de l’objet-type, de la réglementation, et de l’individu.
Trois temps qui se traduisent spatialement par des interventions emboîtées.

Temps 3: Redéfinir cet objet capitaliste privé fermé et collectif qu’est le centre commercial en un prototype capitalisté privé collectif mais ouvert (transformation par la typologie)

1/ Glocalmarché, un très grand commerce de proximité
Critique du monopole du privé capitaliste sur la vie publique qui devrait être assurée par des infrastructures d’Etat / assumer et encourager cette pratique en proposant une typologie alternative basée sur cet aspect sans entraver l’ambition première du centre commecial, faire du profit.

Temps 2 : Régéner l’existant par la promotion individuelle de l’espace (transformation par la réglementation)

2/ Parking de Longue Durée, s’y garer c’est l’habiter.
Critique de la logique d’obsolescence programmée à l’origine d’une production d’espace n’étant profitable qu’à quelques propriétaires extérieurs au site / planifier et accompagner ce déclin en la détournant en une opportunité d’appropriation de l’espace par promotion individuelle, on court circuite (modestement) la mécanique des lobbies fonciers
3/ FIMBY, l’industrie de quartier
Critique du BIMBY qui encourage la ségrégation programmatique et engage l’individu dans un projet glissant, long et couteux / diversifier et densifier en implantant des activités (PME, industries légères et bureaux) en cœur de parcelle, la construction est gérée par des professionnels, compensation spatiale mènent à la création de nouvelles urbanités ordinaires (jardins suspendu)
Temps 1/Instaurer une proximité réelle à l’échelle des usagers (transformation par l’individu)
4/ Subculture, capitaliser les trous
Critique de l’esthétisation des friches qui sont le site d’ambitions capitalistes à venir / mettre à profit ces espaces en créant une filière courte de production d’isolant (complément de revenu, création d’emplois locaux)
5/ Mairie Express, l’administration dans le rétroviseur
Critique de l’effect « cœur de village », entêtement centripète qui paralyse parce que déconnecte les citoyens de leurs élus / adaptation du service administratif au modèle périurbain, mise en place de succursales drive in aux points attracteurs, la mairie devient un monument, lieu de représentation
6/ Mise en terre, jardins fertiles et tranquilles
Critique des a priori vis à vis du sacré, espace inhibé / opportunité de vie publique #1 en faisant de l’individuel (logement cité Mangin) dans le collectif (cimetière)
7/ Drive me à Paris, rester connectés
Critique de l’impopularité des transports publics en banlieue (bof) / opportunité de vie publique #1 en faisant du collectif (covoiturage) dans l’individuel (voiture)

Conclusion :
Le soucis de l’architecte ce n’est pas ce qui devrait être, mais ce qui est et comment y parvenir maintenant (VSB)
IBWT c’est une méthode active qui fait l’apologie du faire avec. Détourner les outils ordinaires pour subverser une situation tout aussi ordinaire en une version qui deviendra ordinaire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 3 septembre 2013 par dans Diplomes, Projets, et est taguée , , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :