Villes Architectures et Territoires

Département VAT – École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Malaquais / "Cities Architecture Territories" Department

REMADE IN BANGLADESH – Meriem Chabani – PFE 2013

IMPORT/EXPORT FOR A KINETIC CITY

Directeur d’études : Marc Armengaud
Second enseignant : Sandra Parvu
Remade in Bangladesh cherche à réinvestir, à une échelle urbaine et architecturale, l’industrie du textile bangladaise. Par la création du collectif du même nom, via une mise en relation d’acteurs ayant déjà une action concrète sur le site, on se donne pour mission de redéfinir le Made in Bangladesh tel qu’il se présente aujourd’hui, comme un mode de production précaire plutôt qu’un produit aux qualités intrinsèques et significatives.
Diagramme acteurs A0 2
Deuxième exportateur mondial, l’industrie du textile est un vecteur de développement tangible pour le Bangladesh. Toutefois, la récurrence des accidents, particulièrement mortels, pourrait menacer à terme cette industrie porteuse. Au cœur d’intérêts financiers étrangers, le Bangladesh se développe en composant avec une matrice géopolitique contraignante. Dès lors que ses revenus proviennent majoritairement de ses exportations mondiales, sa capacité à traduire cette économie de grande échelle à l’échelle de la vie des habitants sera la solution pour un développement équitable.
Dans un article du Monde (26.05.2013), Armand Hatchuel estime que la production textile telle qu’elle est pratiquée au Bangladesh signe la mort de l’industrie. On se trouve dans ce paradoxe où le processus d’industrialisation ne s’accompagne pas d’innovations des infrastructures. On se propose de mettre en œuvre un système de production au volume équivalent, mais à la répartition ponctuelle, mieux adaptée au tissu urbain et aux modes de vie.
Le projet se décompose en 4 missions du collectif Remade in Bangladesh, qui se synthétisent en une stratégie urbaine globale. Les interventions sont situées à Chittagong. Premier port du pays, deuxième plus grande ville, centre névralgique de l’import / export au Bangladesh, il s’agit, avant tout, d’une ville où les mouvements des marchandises et des corps sont inhérents à la structure urbaine
Mission 1 : Prendre le format de production le plus compacte et le plus pur pour le rendre plus performant. La toolhouse, atelier/boutique/logement sur une même surface, comme vecteur de production de masse.
Mission 2 : Multiplication des ateliers, implantation dans le tissu peu dense de la zone semi-rurale.
Mission 3 : La circulation, nerf de la guerre. On améliore l’accessibilité de la zone densifiée.
Mission 4 : Catalyser, un monument pour Chittagong.

Conclusion

Ce projet est conçu comme un regard critique face aux mécaniques de la mondialisation sur un territoire du tiers monde, mais c’est avant tout le témoignage d’une alternative. Il s’agit d’illustrer la responsabilité et la marge de manœuvre de l’architecte dans une panoplie d’échelles très large, dans sa capacité à réunir autour d’une table des acteurs aux intérêts, aux atouts et aux faiblesses réels et contradictoires.
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Cette entrée a été publiée le 4 septembre 2013 par dans Diplomes, Projets, et est taguée , , , , , .
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